Chiffres clefs

  • 1816 ouvrages en bibliothèque historique
  • 4219 études en bibliothèque administrative
  • 413 lecteurs
  • 743 recherches
  • 3002 documents consultés

mer.

29

juin

2016

Un festival d'archives

 

Durant l'été nous vous proposons un festival d'archives sur notre page Facebook.

Mais pour plus de détails sur le programme et les archives dont sont extraits ces documents, c'est ici.

 

Une tête d’affiche qui fait faux bond, une météo exécrable, un mécène qui se désengage ? Le cauchemar de tout producteur de festival !

       

Ils ont pourtant été sans cesse plus nombreux, au cours des vingt dernières années, à tenter l'aventure. Si nombreux qu'à l'heure actuelle la France affiche sur sa carte plus de 1800 sites festivaliers dédiés à la musique, pour une fréquentation annuelle frôlant les trois millions d'entrées. C'est assez spectaculaire !

        Avec des événements comme Astropolis, le plus ancien festival de musiques électroniques de l'Hexagone, les Transmusicales, ce découvreur de talents salué par la presse internationale, ou encore Les Vieilles Charrues, le plus fréquenté de tous, la Bretagne s'inscrit, dans le domaine, parmi les régions les plus actives. Rajoutons à cette liste, elles sont incontournables, deux vitrines de longue renommée, ambassadrices des cultures celtes et bretonnes : le Festival Interceltique de Lorient, qui charrie des foules immenses, ainsi que le Festival de Cornouailles, qui bat le pavé quimpérois depuis 1923 ! Savez-vous à propos quel est le doyen des festivals bretons ? Un indice ? Il doit sa naissance, dans le Finistère en 1905, aux sardines qui avaient pris le large. Vous l'aurez peut-être deviné, il s'agit du plus concarnois des festivals, la célèbre Fête des filets bleus (et toujours la pêche malgré son âge ! si l’on ose le calembour).

Plus sérieusement, si l'on aborde aujourd'hui le thème des festivals c'est bien sûr, côté événementiel, parce que sa pleine saison débutera ce week-end, mais aussi et surtout parce que les images qui illustreront notre sujet sont prétexte à évoquer le fonds dont elles sont issues.

 

Ce fonds, c'est la mémoire d'un regard qui se dévoile en quarante albums, un regard singulier posé sur l'autre, les autres, ceux qui, petits ou grands, l'ont façonné. C'est le regard d'un photographe brestois qui a mis durant vingt-cinq ans son talent au profit des causes humanitaires, égalitaires, pacifistes, régionalistes et antinucléaires. Au profit des arts et de la culture, sous toutes leurs formes.

        Il a révélé Brest d'une lumière exempte de flatterie, saisi ses acteurs dans le matériau brut de leur quotidien. 

        Il a, pellicule après pellicule, façonné patiemment un univers d'images, une œuvre importante, autant que son volume : des négatifs, plus de cent milles, des diapositives et des tirages argentiques par milliers...

  

       Cet homme, ce photographe, c'est Louis Blonce (1957-2003).

  

       A l'orée des années 80, sa longue silhouette flanquée de ses inséparables boîtiers Nikon a sillonné les terres encore en friche des festivals, ceux des débuts, qui n'étaient pas légion. De cette grande moisson de souvenirs brassant scènes, backstages, publics, artistes et techniciens, nous avons tiré quelques bouquets d'images. Hommage, entre autres, au landernéen Kann al Loar, qui fêtera ses trente ans en juillet, et au plus symbolique sans doute d'entre tous, Elixir, le « Woodstock breton », précurseur de renommée nationale qui a, l'un des premiers, contribué aux belles heures des réjouissances musicales bretonnes.

  

*Bon à savoir : le fonds Louis Blonce (49 S) sera à partir de la rentrée prochaine, avec les restrictions d'usage en matière de communicabilité, progressivement mis en ligne. Nous ne doutons pas que cela suscitera parmi vous intérêt et curiosité.

 

Festivalement vôtre.